La Pénicilline : une découverte fortuite

Par Eric Françonnet le 26 novembre 2010

Si le besoin est le principal moteur des découvertes de l’humanité, le hasard a également sa place.
Le docteur Alexander Fleming découvrit ainsi par inadvertance la pénicilline le 3 septembre 1928.

C’est lors de son retour de vacances, dans son laboratoire du Saint-Mary’s Hospital de Londres, qu’il constate que les boîtes de Pétri où il cultivait des staphylocoques, ont été envahies par des colonies cotonneuses d’un blanc verdâtre. Il en déduit qu’elles ont été contaminées par les souches d’un champignon microscopique, le penicillium notatum.
Avant de les jeter, Fleming y pose un regard attentif et s’aperçoit qu’autour des colonies, le staphylocoque ne se reproduit pas ! Il émet alors l’hypothèse qu’une substance sécrétée par le champignon en est la cause. Il l’appelle immédiatement «pénicilline».



















Fleming s’attèle à isoler et purifier la moisissure. Malheureusement, il n’y arrive pas en quantités suffisantes pour la tester. Il publie néanmoins ses observations en proposant de pousser plus loin ses recherches.

C’est pendant la deuxième guerre mondiale, que le docteur Florey et son équipe expérimentent la pénicilline sur huit souris : le test s’avère concluant. Le médicament peut maintenant être diffusé et employé à grande échelle.
La pénicilline, l’un des premiers antibiotiques, a contribué à soigner de nombreux blessés sur le front. Elle ouvre la voie à la guérison de nombreuses maladies comme le tétanos ou la syphilis.
On estime que les antibiotiques, découverts par Alexander Fleming, ont permis de prolonger d’une dizaine d’années l’espérance de vie humaine.
Le savant sera anobli et, en 1945, recevra le prix Nobel de médecine.

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