Pour être heureux…

Par Dr François-André Allaert le 4 novembre 2014

Depuis l’Antiquité, le bonheur, que recherche envers et contre tout l’être humain, a été un objet d’étude pour les intellectuels de nombreux domaines : aussi insaisissable qu’il soit, il fascine l’humanité qui tente d’en améliorer sa compréhension. Depuis quelques décennies, les psychologues s’intéressent à ce concept et tentent de mieux en comprendre les ressorts.

Bien que propre à chaque individu, on peut noter quelques axes pouvant aider à trouver le chemin du bonheur :

–          Dans les relations interpersonnelles : favoriser les interactions avec des personnes qui vous soutiennent, qui vous comprennent, et sachez vous éloigner des relations toxiques (personnes vous dévalorisant ou trop exigeantes).

–          Dans la relation de couple : savoir identifier ses propres attentes et celles de l’autre, les communiquer, exprimer ses émotions et ses pensées sans pour autant juger l’autre. Savoir dire non lorsque les attentes sont irréalistes et délétères pour son propre bien-être.

–          Dans la famille : en tant que parent, arriver à reconnaître que nos propres attentes ne seront pas celles de nos enfants, en tant qu’enfant, arriver à s’affranchir du besoin de reconnaissance parentale, vivre et accorder de la valeur à ses propres projets.

–          Dans la vie professionnelle : identifier la profession qui convient le plus à notre personnalité et à nos motivations, savoir cloisonner la vie professionnelle et privée (usage des NTIC notamment : mail, internet, tablette, smartphone etc), identifier objectivement lorsque les conditions de travail ont un impact sur la santé physique et psychologique (savoir chercher de l’aide), savoir s’arrêter ou prendre des vacances lorsque cela est nécessaire, changer de profession si les conditions de travail sont insoutenables.

–          Au niveau de la santé psychologique et physique : savoir que nous sommes avant tout des êtres humains dont les rythmes biologiques sont à respecter tels que le sommeil, l’alimentation, l’exercice physique.

–          Au niveau de l’accomplissement personnel : en dehors du travail et de la famille, donner du sens à sa vie aux travers de projets, qu’ils soient culturels, sportifs ou bénévoles.

–          Au niveau de l’estime de soi : prendre conscience qu’une estime de soi de qualité intègre la valeur que les autres nous accordent mais également celle que l’on se forge à travers l’expérience. Fonder l’estime que l’on a de nous-même uniquement sur la valeur que les autres nous accordent induit nécessairement une relation de dépendance à leur égard qui n’est pas saine.

Plus globalement, le bonheur est une question d’équilibre entre les différentes sphères de notre vie, d’équilibre entre notre représentation du monde et ce qu’il est en réalité; nous avons trop souvent tort de considérer qu’une seule de ces sphères va nous l’apporter.

En tant que psychologue, je pense que c’est cet équilibre entre les différentes sphères de notre vie qui va permettre cet état profond et durable qu’est le bonheur : cela va également permettre une meilleure résilience (capacité à rebondir) face aux difficultés de la vie qui sont inévitables. Ainsi, s’impliquer trop fortement dans une de ces sphères fait courir le risque d’en oublier les autres : lorsqu’un problème important survient, le support apporté par les autres sphères n’est pas assez développé et donc la résilience de piètre qualité.

Jean Desprès – Psychologue

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