Et si nous étions heureux?

Par Dr François-André Allaert le 24 mai 2015

Toutes les semaines, l’actualité ne montre que des faits attristants et dans un monde où bientôt chacun aura peur de son ombre, ou même de l’ombre portée par son ombre, tout est montré comme une menace de mort sur notre pauvre petite santé agressée de toutes parts.

A peine fait-il beau, que l’on nous parle des pollens qui bien sûr sont en quantité effroyables et lorsque, fuyant la campagne, je cours me réfugier en ville, on m’indique que la pollution est à des niveaux exceptionnels. Pris de panique, je rêve de me réfugier dans les sous sols comme ceux du métro, mais j’apprends que leur niveau de pollution est pire qu’au bord du périphérique parisien. Pourvu qu’ils ne fassent pas des études sur le tram, j’en tremble d’avance. Je mange avec angoisse des produits alimentaires industriels qui sont tous susceptibles de contenir des produits dont on a montré ou dont on montrera un jour qu’ils sont dangereux pour la santé, et quand je prends des produits bios, je panique en pensant au risque sanitaire de structures insuffisamment contrôlées et qui font régulièrement scandales. Et puis il y a les aliments où il y a trop de glucides, trop de corps gras ou pas les bons, des protéines qui jouent un rôle dans le cancer du colon…

En fait j’ai aussi envie d’être dans un monde heureux où globalement malgré tous ces éléments mon espérance de vie est de plus de 80 ans et qu’à force de me stresser en me communiquant sans arrêt l’existence de nouvelles menaces on finit par me gâcher mon plaisir de vivre. On mélange aujourd’hui les petites menaces et les grandes, et j’ai envie de hurler quand un gros fumeur s’inquiète qu’en raison de la chaleur, l’air de la ville de Dijon risque d’être un peu pollué…

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