La Sclérose en plaques

Par Eric Françonnet le 22 décembre 2017

Histoire de la sclérose en plaques

C’est en 1868 que le Dr Jean Martin Charcot, qui était Médecin-chef à la Salpétrière a décrit pour la première fois les signes observées dans la sclérose en plaques (SEP) et lui a donné définitivement ce nom après avoir observées les « petites taches » typiques de la SEP lors des autopsies. Sclérose : parce que cette maladie entraîne un durcissement des tissus dans les régions atteintes du cerveau et de la moelle épinière. En plaques : parce qu’elles s’attaquent au cerveau et à la moelle épinière à plusieurs endroits.

Comme l’indique le Pr Patrick Hautecœur, neurologue à la faculté libre de médecine de l’Université catholique de Lille, « jusqu’à la première guerre mondiale, la théorie dominante est celle d’une origine bactérienne ou infectieuse. Pierre Marie, l’un des élèves de Charcot, est ainsi persuadé que la réaction inflammatoire du système nerveux observée chez les patients est la conséquence d’une infection ». De nombreux travaux vont être menés pour identifier le germe en cause sans résultat et après la première guerre mondiale l’origine vasculaire va peu à peu s’affirmer.  Selon cette théorie, les lésions de la SEP seraient dues à des troubles de la circulation notamment de la circulation veineuse mais là encore la confirmation de cette origine n’est jamais venue. Ensuite, avec le développement de la biologie et notamment de nos connaissances du système immunitaire, c’est  le modèle d’une maladie auto-immune qui a été retenu :  la SEP serait liée à une réaction immunitaire contre le cerveau consécutive à l’infection par un virus mais lequel ?. On revient ainsi à la théorie initiale… Depuis on a également identifié des facteurs génétiques mais globalement force est de reconnaître que l’on connaît encore mal cette maladie même si de grands progrès ont été accompli pour freiner son évolution. Une meilleure connaissance de son mécanisme initial pourrait bien sûr permettre d’élaborer des traitements encore plus efficaces susceptibles de s’attaquer à l’origine du mécanisme causal plutôt qu’aux seuls symptômes.

 

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