La rhinite allergique perannuelle

Par Dr François-André Allaert le 4 avril 2013

L’image traditionnelle de la rhinite est celle du rhume des foins ou plus exactement celle de la rhinite allergique de printemps. Certes les allergies aux pollens atteignent une grande partie de la population et brusquement c’est aux beaux jours une débauche de mouchoirs, d’yeux larmoyants, de nez qui coulent…

Cette image traditionnelle est entrain de disparaître au profit d’une autre réalité, qui finalement embarrasse bien plus les personnes : les rhinites perannuelles appelées ainsi parce qu’elles durent toute l’année. Ces rhinites perannuelles induisent les mêmes signes que les rhinites saisonnières mais sont souvent d’intensité moindre. Elles n’en gênent pas moins les personnes voire parfois même plus car entre un épisode aigu violent qui dure quelques jours et une gêne moins intense mais qui dure toute l’année, nombre de personnes choisiraient la première situation. Hélas on ne choisit pas car les allergies perannuelles sont liées à des allergènes avec lesquelles la personne est en contact toute l’année. Parmi ces allergènes il y a bien sur les poils d’animaux mais surtout les acariens contre lesquels il est difficile de se protéger. On peut cependant éviter les moquettes, opter pour des oreillers synthétiques qu’on lave régulièrement, et pour des matelas adéquats. Mais au-delà de ces éléments apparaissent de plus en plus de nouveaux allergènes qui vont se situer dans des peintures utilisées dans les appartements ou dans certains matériaux utilisés pour des meubles modernes. A ces éléments, il faut également ajouter les champignons ou autres moisissures qui pullulent au sous sol ou dans des climatisations qui envahissent  de plus en plus souvent les lieux de travail ou les hôtels.

Bref pour ceux qui sont atteints d’une rhinite perannuelle, la situation  n’est guère facile surtout que ces allergies sont de plus en plus fréquemment croisées avec de l’asthme mais aussi avec des allergies cutanées. Et si vous avez des amis qui en sont atteints ne soyez pas désagréable avec eux s’ ils hésitent à caresser votre chien ou votre chat, à rentrer dans une maison où il y a des oiseaux, à visiter une cave ou simplement à dormir en dehors de chez eux : le prix a payer pour eux est souvent une bonne semaine à ne plus respirer normalement…. Et prendre des antihistaminiques ou des corticoïdes toute l’année n’a rien d’agréable.

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