Ils sont allergiques et ils témoignent…

Par Timothée Barbier le 4 avril 2011

Michèle

Je suis allergique à la pénicilline. J’étais allergique à des graminées, aux acariens, aux moisissures, à la poussière de maison. J’avais des éternuements, des écoulements nasaux, les yeux larmoyants. Je viens de la campagne. J’étais interne à Dijon la semaine. En pleine période de pollinisation, à la campagne, je n’étais pas très bien, quand je revenais à Dijon, cela allait mieux. Je faisais des sinusites, j’ai été opérée des sinus, j’avais des polypes dans les sinus. Mais malgré l’opération, les sinusites continuaient. Donc sur conseil d’un médecin, il y a plusieurs années j’ai consulté un médecin allergologue (Docteur Schwender), qui a fait un bilan allergologique et à mis en évidence les allergies citées plus haut. Donc j’ai été désensibilisée par piqûres. Cà a été moyennement long, mais très efficace. Je n’ai pratiquement plus eu de problème de sinusite. Parfois j’ai eu des problèmes d’urticaire, à ce moment là j’ai pris des antihistaminiques par comprimé et aussi un traitement homéopathique.


Sophie

Je suis allergique à l’arachide et autres noix, noisettes, amandes
Quand il y a des cacahuètes dans une pièce, si qq qui en a touché me touche alors je gonfle aux lèvres et à l’œil, si j’en ingurgitait je mourrais en 20 mn (oedeme de Quinke)
En ce qui concerne les noix, noisettes, amandes ce sont des troubles intestinaux essentiellement.
J’ai consulté un allergologue qui m’a fait tous les tests malheureusement, seul l’éviction de l’aliment est possible pas de désensibilisation existante. Par contra avec le temps cette allergie peut s’améliorer voire disparaître (cela fait 20 ans que je suis allergique)


Christelle

Ma fille, Zoé 11 ans, est allergique aux oeufs, acariens, graminées, poils de chat, chien et cheval. Elle était également allergique aux moisissures mais ne l’est plus aujourd’hui.
Les manifestations sont variées : urticaires, gratouilles dans la bouche, crises d’asthme, rhumes interminables, eczéma et oedème de Quincke. Manifestations vécues, pour la dernière, une fois en septembre 2004.
Nous avons consulté un allergologue au CHU de Dijon pour Zoé alors qu’elle avait 2,5 ans environ. Après les tests, nous avons eu confirmation qu’elle était allergique aux oeufs, jaune et blanc, et avons eu connaissance des autres allergies citées plus haut.

Le traitement conseillé :
– éviction complète de l’oeuf
– hydrater la peau
– pas de contact avec les animaux,
– éviter les tapis, peluches dans son environnement pour limiter les acariens, literie ani-acariens, redoubler l’aspirateur, …
– sorties limitées si beaucoup de graminées.

Avec l’âge, nous ciblons mieux ces réactions ; elle aussi d’ailleurs. Un rhume ne se passe jamais sans l’aide de traitements (ventoline).

Zoé est suivie au CHU de Dijon depuis. En mars 2010, nouveau contrôle pour son allergie alimentaire ; son degré d’allergie est plus faible mais il faut continuer l’éviction de l’oeuf dans son alimentation.

Après cette visite, notre médecin traitant me conseille d’aller au CHU de Nancy pour une réintroduction. Nous avons pris RDV fin décembre pour expliquer le cas de notre fille. A la suite d’une consultation et de tests, nous sommes invités à hospitaliser Zoé , sur  une période de trois jours, pour une réintroduction éventuelle. Zoé a été hospitalisée lors des vacances de février dernier. Depuis, nous avons un protocole pour la réintroduction lente de l’oeuf dans son alimentation.

Les premières années, les médecins nous disaient d’être patients et que son allergie alimentaire disparaîtrait en grandissant. Zoé grandit, les allergies restent. C’est pénible au quotidien (lecture des étiquettes de chaque aliment, différence avec les autres enfants) et puis, vivre dans l’idée qu’un oedème de Quincke peut arriver, ce n’est pas cool. Les sorties « restaurant » sont parfois à problème, certaines personnes sont ignorantes des allergies et ne mesure le degré d’importance de notre question : est-ce qu’il y a de l’oeuf dans cet aliment ? Pour les sorties entre amis, l’improvisation est guère envisageable, tout est pensé ! Le moindre aliment est une source d’interrogation. Alors, oui à la désensibilisation.

Pour ma part, je suis allergique au piqûre de guêpe (oedeme de Quincke en 2007). D’après le CHU de Nancy, la désensibilisation se fait très bien. Je vais essayer.


Céline

Je suis intolérante au gluten (appelé également maladie cœliaque), c’est à dire la protéine qui compose certaines céréales (blé, orge, seigle et avoine essentiellement).
Cette intolérance se manifeste par de nombreux symptômes différents selon les personnes et qui ne sont pas simple à détecter.
Chez moi, l’intolérance se manifeste par une anémie ferriprive, et une carence en certaines vitamines. Avant de faire le régime sans gluten, j’avais parfois des ballonements intestinaux et je me sentais souvent fatiguée surtout lorsque j’effectuais des efforts physiques.

Je n’ai pas consulté d’allergologue, mais j’ai consulté un gastro-entérologue qui a décelé mon intolérance après 3 ans de recherche auprès de différents spécialistes… J’ai par la suite consultée une diététicienne qui m’a conseillé pour modifier correctement mon régime alimentaire.
Le seul moyen connu contre les symptômes d’intolérance au gluten, est de faire le régime sans gluten. Je banni tous les aliments qui contiennent cette protéine : farine, pâtes, pizza, viennoiserie, pain, bière et bien d’autres choses. En revanche certaines molécules issu du blé sont néanmoins consommables car elles sont contenues en très faible quantité dans les aliments.

La désensibilisation n’est pas envisageable avec une intolérance au gluten ce qui est différent d’une allergie au gluten. Des essais de réintroduction du gluten dans l’alimentation sont parfois envisagés à l’adolescence, mais les symptômes réapparaissent généralement après quelques mois ou quelques années.


Louise

J’ai 28 ans et j’ai souffert pendant mon enfance et mon adolescence de nombreuses allergies : poussières, acariens, plumes, moquette,  poils de chats, de chiens, et pollens. Associées à de l’asthme, ces allergies ont peu à peu disparu de ma vie si bien qu’aujourd’hui je n’en  ressens plus aucun effet. (grâce à une désensibilisation puis de l’homéopathie). Il ne me reste qu’une allergie avérée aux piqûres de guêpes et d’abeilles.


Eric

Je suis allergique à tout ce qui « circule » dans l’atmosphère  au printemps, mais aussi en toute saison-poussière en hiver-Le pollen semble être l’élément qui déclenche le plus de réactions. La fatigue augmente nettement le problème. Tout commence par des éternuements en rafale. Le nez coule-parfois « comme une fontaine« ,  intensément, les yeux larmoient et piquent. Le nez  et la gorge grattent .Dans les cas de crise les plus intenses, pas grand-chose n’est efficace. Généralement, une nuit de sommeil stoppe le problème. Mais il faut une manufacture de mouchoirs à proximité. Dans les cas extrêmes pas si rares , le nombre de kleenex nécessaires se compte en multiples de 10.

Le mieux est encore la prévention. Les sprays  type « béclo-Rhino » sont très efficaces, à condition d’être pris régulièrement, surtout au pritemps/été. Un oubli de 2 ou 3 jours et tout repart, ce qui gâche la vie, surtout en été.Car , avec la chaleur, ces crises d’éternuement et le cortège associé sont infernaux.

Je ne me suis pas fais désensibiliser car j’ai dans la famille des cas de désensibilisation qui ont aggravés le problème. Il est vrai que les désensibilisations des années 75/80 n’avaient rien à voir avec ce qui se pratique aujourd’hui, mais le principe restant le même, la prudence est de mise.

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