Mais que fait mon voisin pour l’environnement ?

Par Marie-Dominique Serda le 26 septembre 2009

Guy, vous avez un petit potager en plein centre ville de Dijon.  Comment cultivez-vous votre jardin ?


J’ai commencé mon potager il y a 3 ans, en partant de rien, sur un espace où il y avait seulement une « espèce » de pelouse… J’ai bêché, semé, repiqué et aujourd’hui, je suis très fier de mes tomates, courgettes, rhubarbe, néfliers, kiwis, persil et autres herbes aromatiques.

 

Quel engrais utilisez-vous pour avoir de telles plantes géantes ?


Je n’utilise que du jus de terreau que je fabrique moi-même à l’aide d’un composteur que me loue le grand Dijon. Mon composteur a une capacité de 600 litres. Je le loue 20 euros par an, et dans 3 ans, il deviendra ma propriété.

 

Mais comment avez-vous su ce qu’il fallait mettre dans le composteur ? Moi qui suis citadine, je ne saurais pas m’en servir.


Dans les faits, c’est très simple. Le composteur est livré avec une petite poubelle de cuisine sur laquelle est collée une étiquette avec les déchets à mettre ou pas dans le composteur. Le plus dur est d’avoir simplement un peu de place dans votre jardin. Mais vous pouvez commander un composteur plus petit (400 litres pour 15 Euros). Vous pouvez aussi louer un récupérateur d’eau de pluie.

 

Les orties ont leur place dans votre jardin ?


Oui, j’utilise du purin d’ortie, non seulement cela évite les pucerons mais cela donne de l’énergie aux plantes. Pour la préparation, je coupe les branches, je les mets dans un seau d’eau et je laisse macérer 15 jours. Puis, j’arrose le pied des plantes, en rajoutant de l’eau à ma préparation. Il ne faut surtout pas arroser avec du purin pur, cela brûlerait les plantes.

Il faut savoir que les orties cohabitent bien avec les plantes potagères et que je m’en sers aussi lors du repiquage : je mets une branche d’ortie dans la terre avec le plant.

Pour la fécondation de mes kiwis, j’ai une astuce : je sème ou je plante des fleurs au milieu de mes légumes et à proximité de mes kiwis de façon à attirer les insectes.

 

Merci Guy, voilà une manière bien simple et peu onéreuse de participer à son petit niveau à la protection de l’environnement, à sa santé et à la gestion des déchets…


Mais laissons parler ces quelques photos de votre jardinet.







Témoignage recueilli par Marie-Dominique SERDA.



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