Contraception d’urgence !!!

Par François PILLON le 4 juin 2010

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La contraception d’urgence, une délivrance à titre gratuit et anonyme par le pharmacien.


Depuis le décret N° 2OO2-39 du 9 janvier 2002, le pharmacien peut délivrer à titre gratuit et anonyme une contraception d’urgence, qu’il y ait ou non une prescription médicale. Pour que soit respecté l’anonymat, l’article 2 du décret prévoit que la constatation de la minorité repose sur la déclaration de l’intéressée : « la minorité à laquelle est subordonnée la gratuité de la délivrance prévue à l’article L.5134-1 est justifiée par la simple déclaration orale faite au pharmacien par l’intéressée. »

 

Qu’est ce que la contraception d’urgence ?

La contraception post-coïtale ou encore « pilule du lendemain » est une contraception d’urgence. Elle doit être occasionnelle et doit rester exceptionnelle. L’action recherchée est l’interception de l’ovule avant l’implantation dans l’utérus. Sur le plan chimique, il s’agit d’un progestatif très dosé dont le nom scientifique est le lévonorgestrel et qui est commercialisé sous le nom de NORLEVO®. La contraception médicamenteuse d’urgence n’est efficace que sur le rapport sexuel non protégé précédent et non sur ceux qui suivent la prise du médicament. Il est important de le préciser aux femmes et de leur indiquer que l’utilisation de la contraception d’urgence doit rester occasionnelle, qu’elle ne peut se substituer à une contraception régulière et que seul le préservatif protège des infections sexuellement transmissibles (IST).


Quand prendre la contraception d’urgence ?

Il faut la prendre dans un délai qui doit être obligatoirement inférieur à 72 heures après le rapport supposé fécondant. Elle doit être administrée le plus rapidement possible après le rapport sexuel non protégé, si possible dans les 12 heures, et au plus tard dans les 72 heures (taux d’efficacité : 95 % dans les 24 heures).


Comment est toléré ce type de contraception ?

Il convient de signaler l’existence d’effets secondaires parfois importants : nausées, vomissements, tension mammaire, céphalées, sensations vertigineuses, douleurs abdominales, fatigue, etc. C’est pourquoi ce type de contraception doit rester exceptionnel. De plus, les femmes ayant pris ce type de contraception serait plus sensibles à développer des grossesses extra-utérines.


Y-a-t-il des contre-indications à la contraception d’urgence ?

La prise de la pilule du lendemain est déconseillée en cas d’antécédents de grossesse extra-utérine ou d’infection des trompes (salpingite). Dans ces situations, un avis médical est indispensable.


Que faire après la prise d’une pilule du lendemain ?

Après son utilisation, il est recommandé d’utiliser un moyen de contraception local (préservatif masculin, spermicide, préservatif féminin) jusqu’au retour des règles suivantes. Les règles suivantes surviennent généralement à la date prévue ; elles peuvent cependant apparaître plus tôt (15 % des cas, mais attention, des traces de sang peuvent survenir dès les jours suivant la contraception d’urgence : ce ne sont pas les règles). Un retard de règles de 8 jours après la date prévue (dans 25 % des cas, un retard de règles est observé) doit faire réaliser un test de grossesse et consulter son médecin. La patiente devra obligatoirement consulter à nouveau 3 à 4 semaines plus tard pour vérifier l’absence d’une grossesse évolutive.

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