Pour une santé solidaire : le Ciss s’engage

Par Dr François-André Allaert le 28 octobre 2009
 

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Communiqué de presse


Paris, le 28 octobre 2009


Proposition d’augmentation du délai de carence de 3 à 4 jours en cas d’arrêt maladie :

Où s’arrêtera la mise à contribution des malades ?

 

Il est maintenant évident que le gouvernement a fait son choix : en cette période de crise qui exerce une tension certaine sur les recettes de notre système de santé, et alors même qu’il est clairement affiché que la progression des dépenses est maîtrisée, seule la mise à contribution individuelle des malades est envisagée tous azimuts :

 

–     hausse du forfait hospitalier,

–     fiscalisation des indemnités journalières versées aux accidentés du travail,

–     baisse de remboursement de certains médicaments efficaces,

–     augmentation de plus de 30% de la mise à contribution des usagers en cas d’arrêt maladie (la carence  passant de 3 à 4 jours)… d’un seul coup et sans la moindre consultation, alors même qu’on s’attaque ici à un principe fondateur de notre Sécurité sociale justement créée pour protéger nos concitoyens confrontés à la maladie.

 

En parallèle, le gouvernement se crispe sur son refus de toute proposition visant à augmenter les ressources pour alimenter le fonctionnement de notre système de santé solidaire. Pourtant, quand on pense aux efforts financiers dernièrement consentis par la puissance publique pour le sauvetage du secteur bancaire (plusieurs milliards d’euros), l’aide à l’activité des restaurateurs (3 milliards d’euros) ou le soutien à l’agriculture (1,5 milliard d’euros), il apparaît que des ressources peuvent fort heureusement encore être mobilisées en masse en France. Mais, la préservation de note système de santé solidaire ne fait manifestement pas partie des priorités.

 

C’est donc en cette période de crise qu’est pris un flot de mesures venant rogner de façon dangereuse le caractère solidaire de notre système de santé, constituant pourtant une composante essentielle de notre protection sociale vantée en France comme à l’étranger dans sa dimension d’amortisseur particulièrement efficace de cette crise. Mais ce n’est pas là le moindre des paradoxes alors qu’on envisage d’augmenter d’un tiers le coût pour les malades de leurs arrêts maladie, au moment où nous sommes tous confrontés au risque de la pandémie de grippe A/H1N1.


 


 

Contact presse :

 

Marc Paris – Responsable communication – Tél. : 01.40.56.94.42 / 06.18.13.66.95 – mparis@leciss.org

 

ADMD – AFD – AFH – AFM – AFPric – AFVS – AIDES – Allegro Fortissimo – Alliance Maladies Rares – ANDAR – APF – AVIAM – CSF – Epilepsie France Familles Rurales – FFAAIR – FNAIR – FNAMOC – FNAPSY – FNATH – France Alzheimer – France Parkinson – Le LIEN –  Ligue Contre le Cancer – Médecins du Monde – ORGECO – SOS Hépatites – Transhépate – UNAF – UNAFAM – UNAFTC – UNAPEI – Vaincre la Mucoviscidose


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Commentaires

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  • yvesloh le 1 novembre 2009 à 9:39

    Bonjour,
    Pour des raisons que j’ignore, la ministre ramasse l’argent chez les malades comme l’on fait d’autre ce n’est pas des millards bien sur car il n’y en a pas autant à ramasser.
    Par contre madame le ministre si vous vous occupez un peux de la pharmacie, des pharmaciens, des soit disant spécialiste en tout genre,des pontes qui ne compte pas, de certains médecins spécialisés qui rendent visite à l’eur malade en ouvrant la porte de la chambre et dire comment sa va ce matin en moins de 30 secondes font payer à la sécu la visite multiplié par x malades, dès la première visite à l’eur cabinet on amassés une belle somme.
    Les hopitaux , les cliniques et autres services de santé qui ramasse l’argent à la pelle puisque c’est la sécu qui paye à travers de gens qui souffre au travail.
    Je pense profondément que tout ce qui touche à la santé devrait faire un effort envers la sécu et essayer de travailler honnêtement sa les changerait un peux et ne pas tirer sur le malade à qui on lui réclame en plus des sous de table.
    A force de tirer sur la corde celle-çi cassera et ce jour là vous serez du mauvais coté.
    Cordialement