Richesse et Santé

Par Dr François-André Allaert le 11 février 2018

Mieux vaut être riche pour être en bonne santé

Le vieil adage, il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade est en train d’évoluer vers une nouvelle formulation : mieux vaut être riche pour être en bonne santé. Des résultats d’une étude de l’INSEE, montrent que la longévité varie très significativement en fonction du niveau de revenu. Les hommes dont les revenus s’établissent à plus de 5800 euros par mois ont une espérance de vie de 84,4 ans alors qu’elle n’est que de 71,7 ans chez les 5% les plus pauvres (moins de 470 euros). Cette différence existe aussi pour les femmes mais l’écart est plus réduit. De nombreux facteurs contribuent à cette différence : moins de risques professionnels, plus de sport, moins de tabagisme, moins de consommation d’alcool… A l’inverse il faut aussi tenir compte qu’une santé défaillante peut aussi avoir des conséquences sociales qui se répercutent sur les revenus et qu’il est difficile de distinguer l’effet de la cause. Mais ce qui me rassure cependant pour les générations à venir est que la prévention gagne du terrain chez tous les jeunes quels que soient leurs statuts, que les conditions de vie s’améliorent globalement pour l’ensemble de la population, et que l’on prend enfin conscience du rôle de l’environnement… Et même si on ne peut que regretter que des inégalités persistent entre les deux extrêmes, les chiffres sont globalement beaucoup mieux qu’il y a 20 ans !

 

Docteur Bien Public

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Commentaires

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  • le douaron le 7 mars 2018 à 16:46

    bonjour,
    c’est évident , votre article est une lapalissade. ça fait bien longtemps (je situe l’inversion vers les années 90) apparition des dépassements d’honoraires prohibitif et honteux. à leur début, les mutuelles ne remboursaient que sur la BR de la Sté Sle. maintenant, ces mutuelles remboursent mais à quel prix ! (encore faut il pouvoir se payer la « bonne mutuelle ») donc, évidemment que les riches peuvent vivre plus longtemps que nous et les plus pauvres. ils ont accès au meilleurs médecins, spécialistes, établissement. ils ne craignent pas les DH car ils peuvent se les payer les DH hors garanties mutuelles. et encore, par copinage avec le corps médical, carnet d’adresse, il se font soigner gratis (peut être pas totalement gratis) contre des cadeaux. nous, il nous faut passer pas la rigueur des gouvernements successifs qui s’emploient à casser le système social de santé français pour soit disant faire des économie à la Sté Sle. ces supposées économies sur notre dos, sont largement compensées par le fait de passer par un médecin traitant payé 25 qui nous recommande à un spécialiste qui va se rémunérer à un prix plus fort que la consultation sans médecin traitant et remboursé par la Sté Sle. explication de texte, je suis allé chez un dermatologue par recommandation et il a pris 46 euros donc la sécu a remboursé 25+46 (base + mutuelle bien entendu) hors, si j’y était allé de moi même, j’aurais payé 28 et remboursé que sur 25 (br+mutuelle) côté pharmacien, nous devons avoir des génériques qui sont dit – cher que les préceptes (au profit des nouveaux médicament hors de prix imposés par les labos) où s’en retrouve l’économie ? de plus depuis 3 ans maintenant il est apparu un HD (honoraire de dispensation que je qualifie de dépensation supplémentaire) ce qui compense la « baisse de prix du générique…fallait y penser hein ? cette récompense aux pharmacies pour bons et loyaux service de distribuer les génériques sous peine de remboursement moindre au patient et ne plus avoir de TP (tiers payant). tout au long de certain article de votre station, j’ai étayé au fur et à mesure cette dérive sociale santé au profit du privé et au bien être des riches sur le dos des pauvres et moins pauvre comme moi mais à cette cadence…vivement la fin , les gouvernements nous font croire que nous devons vivre plus vieux en bonne santé et chez nous. foutaise, dégradation des soins, dégradation des accueil hospitalier (je ne parle que du public le privé n’est plus pour nous de notre catégorie s’entend) les soins à domicile sont attaqués exemple, les infirmiers ne peuvent (ou ne pourrons plus sous peu) plus venir à domicile pour préparer les boites de médicament aux patients qui n’ont pas les capacités d’assurer leur soin seul. alors, veut on nous faire vivre plus et en bonne santé chez nous ou veulent ils que nous mourrions rapidement ? j’opte pour la deuxième réflexion, je m’explique, plus les vieux mourront , plus la sécurité sociale aura moins de frais MAIS ATTENTION, plus les vieux mourrons moins l’économie fonctionnera (vous savez le poste loisirs tant chéri dans notre pays) mais aussi les associations couleront (elles subissent déjà des abattements d’aide sociale) voilà, je me suis encore laissé prendre à mon « énervation » suite à la lecture fort et très intéressante encore cette fois. merci et bon anniversaire à Dijon santé, j’ai lu la presse à ce sujet.