La consommation d’insectes

Par Dr François-André Allaert le 15 octobre 2017

La consommation d’insectes gagne du terrain !

Les arguments en faveur de la consommation d’insectes, notamment de leurs protéines, sous forme de poudre ou de produits reconstitués se multiplient.
L’argument majeur est que leur contenu en protéines est supérieur de 60% à ce qui existe dans les sources alimentaires animales : un grillon comporte par exemple 3 fois plus de protéines à poids égal que le bœuf et 100 g de grillons couvrent pratiquement les besoins quotidiens en protéines d’un homme de 70Kg.
Un pas majeur vient d’être franchi par l’autorisation donnée à la nutrition des poissons destinés à la consommation humaine par des farines extraites d’insectes.
Entre nous, cela me paraît normal car quand je vais pêcher je mets un asticot ou un ver sur mon hameçon…. L’usage de protéines issues d’insectes existe également déjà dans l’alimentation humaine sous des formes plus ou moins déguisées.
Signalons par exemple que le colorant naturel utilisé pour donner de jolies couleur rouge ou orangée à certains produits alimentaires est issu d’un insecte appelé cochenille. Le seul problème est la législation dite « Novel Food » qui oblige à soumettre à des tests sur des animaux, afin d’en évaluer notamment l’allergénicité, les aliments qui n’ont pas été consommés en quantité significative en Europe avant 1995.
Le but est d’éviter que se développent des phénomènes d’allergies alimentaires liés à une consommation de produits auxquels la population n’est pas habituée et qui peuvent parfois être importants et dangereux comme des états de choc anaphylactiques.

 

Docteur Bien Public

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