La gale revient à Dijon!

Par Dr François-André Allaert le 6 décembre 2015

La gale n’est pas une maladie qui survient uniquement dans le tiers monde où dans les lieux en manque d’hygiène.

La preuve, quelques cas sont apparus dans un lycée dijonnais sans que les personnes concernées n’aient de caractéristiques particulières susceptibles d’avoir favorisé l’apparition de cette maladie. Les signes typiques de la gale surviennent après une période d’incubation de trois semaines en moyenne et sont dus à un parasite appelé sarcopte. Sa présence entraine de forte démangeaisons et par conséquent des lésions de grattage en forme de stries qui rapidement font penser à de l’eczéma avec rougeurs et croûtes. Elles sont localisées sur des endroits précis notamment entre les doigts des mains, à l’avant des poignets, sur les coudes et les avant-bras, au niveau du nombril, à l’intérieur des cuisses mais atteignent aussi parfois les organes génitaux et les fesses. Son traitement peut être local ou faire appel à un traitement par voie orale qui est plus rapide. En tous cas, si brusquement vous voyez votre enfant commencer à se gratter furieusement entre les doigts, il faut savoir penser à la gale en se rappelant qu’effectivement ce n’est pas une maladie des gens « sales ».

Par contre l’expression « je n’ai pas la gale » quand les personnes refusent de fréquenter quelqu’un est tout à fait justifiée : une personne contaminée est très fortement contagieuse et il vaut mieux ne pas trop l’approcher… ou du moins entrer en contact avec ses lésions.

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