Travail de nuit : un élément objectif de pénibilité

Par Dr François-André Allaert le 11 janvier 2015

A l’heure où l’on s’interroge sur les moyens d’intégrer dans le cadre de l’âge de la retraite, la pénibilité du travail, une étude vient d’apporter un argument sans doute décisif en faveur d’un critère à prendre en compte : le travail de nuit. Selon une étude américaine portant sur 85 000 infirmières, les femmes qui travaillent de nuit depuis plus de 5 ans, ont une surmortalité de 11% !

Ce résultat n’a pas d’explication précise à ce jour mais sur quelques 85 000 femmes, le résultat paraît crédible. Plusieurs mécanismes sont évoqués parmi lesquels un dérèglement du système nerveux qui contrôle le fonctionnement de nos organes internes, un état inflammatoire accru, des modifications du métabolisme lipidique et glucidique avec pour conséquence une augmentation du risque d’athérosclérose. A ces éléments, j’ajouterai volontiers également, tout simplement, un sommeil de moins bonne qualité et une alimentation sans doute pas très régulière ni conforme aux recommandations en vigueur.

Mais quel que soit le mécanisme, il est clair que le travail de nuit, ou le travail en phase alternée, suscite des traumatismes importants pour l’organisme qui doit s’adapter à des inversions du rythme nycthéméral. Ceux qui ne le connaissent pas, ne s’en rendent  pas compte mais pour le comprendre, il n’y a qu’a observer la difficulté que nombre de personnes éprouvent dès qu’il y a un décalage horaire de plus de quelques heures comme lorsque l’on rentre d’un pays lointain. Pour les personnes qui travaillent la nuit, c’est au minimum un fois par semaine, lorsqu’ils sont de repos et reprennent un rythme de vie normal !

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