La santé: un moteur économique !

Par Dr François-André Allaert le 13 octobre 2013

Alors que le monde de la santé, soignants, patients et industriels, sont régulièrement montrés du doigt comme des sources de dépenses qu’il faut contrôler, maîtriser voire même éliminer, l’Union Européenne incite les Etats de l’Europe à « investir dans la santé ».

Mieux encore la commission indique que la santé est un moteur de croissance économique à l’origine de quelques 1,5 millions de créations d’emploi au cours des 5 dernières années et souligne le coût économique de la mauvaise santé au travers des arrêts de travail qu’elle suscite. Cette position hélas ne fait pas la « une » des grands quotidiens qui préfère toujours insister sur le « trou de la sécurité sociale », les errements de quelques médecins qui ont  lu un peu trop vite le serment d’Hippocrate avant de jurer qu’ils le respecteraient, où les quelques regrettables catastrophes qui surviennent dans les hôpitaux. Par contre on oublie les millions de personnes soignées efficacement, les milliers de vies sauvées mais aussi les conséquences économiques positives de la santé.

Le monde de la santé n’est pas que source de dépenses : il est source de créations d’emploi. En moyenne dans les pays de l’OCDE, l’emploi dans le secteur de la santé et le secteur social représente de l’ordre de 10 % de l’emploi total. Cela veut dire qu’une grande partie de l’argent investit dans la santé de la population retourne aussi dans le circuit économique et rapporte ainsi à l’Etat. A trop casser le système de santé, en diminuant les personnels, en déremboursant les médicaments,  on risque de susciter des pertes d’emploi et des pertes de compétitivités économiques qui seront couteuses, peut-être plus que les économies réalisées.

Optimiser les dépenses  ne veut pas dire rationner !

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Commentaires

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  • salenson le 15 octobre 2013 à 12:09

    qu’appelle-t-on santé?
    ce n’est pas l’absence de maladies dit l’OMS, mais un sentiment de bien être… tenant d’abord à l’environnement familial et social, ensuite à l’hygiène de vie, et très peu à la médecine moderne, trop technique et pas assez proche de l’humain.
    ne confondons pas dépenses de santé et dépenses du système de santé…
    la santé passe d’abord par des logements décents, par des revenus suffisants, par une éducation générale… hygiène et responsabilité de soi même.
    pour les petits maux, la médecine ancestrale (herbes, guérisseurs, etc…) a fait ses preuves… on peut se soigner soi même ou avec des amis…
    beaucoup de médicaments inutiles ou dangereux…
    il faut mieux cibler et éviter les interférences..
    oui, il faut réduire la consommation, exhorbitante en France, même si certains sont utiles.