Quelle santé après 2012 ?

Par Dr François-André Allaert le 15 janvier 2012

Selon un sondage Viavoice réalisé pour le Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS)   : 79% des Français considèrent la santé comme un thème de campagne prioritaire !

Selon le CISS qui représente les patients au niveau national, ce système de santé est en danger. En témoigne   notamment : « la difficulté grandissante à trouver un médecin à proximité de son domicile, refus de soins toujours opposés à certaines catégories de personnes, renoncements de plus en plus fréquents de certains de nos concitoyens qui n’ont plus les moyens de financer leurs soins, absence de coordination des soins pour des patients qui en ont pourtant grand besoin. »

Le CISS considère également que « côté du financement des besoins de santé, cela ne va pas mieux. L’Assurance maladie rembourse de moins en moins les soins courants. Franchises et forfaits pesant sur le citoyen sont devenus monnaie courante et  les complémentaires se sont lancées dans une politique de sélection tarifaire ».

Autant de raisons selon lui pour que l’accès aux soins, absent de la présidentielle en 2007, soit à l’ordre du jour en 2012 et afin de sensibiliser le public et d’interpeller les candidats à la présidentielle le CISS propose sur www.quellesanteapres2012.org de retrouver, partager et commenter des éclairages associatifs et des avis d’experts.

Une démarche intéressante et j’avoue que de mon côté j’ai une certaine hâte de voir les programmes des candidats à la présidentielle sur le thème de la santé. Un domaine difficile mais où les patients ont un argument de poids : le bulletin de vote !

 

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Commentaires

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  • le douaron le 19 janvier 2012 à 18:46

    l’association Ciss se rend compte de la difficulté à se soigner par les constats des malades eux mêmes. mais , les politiques s’en rendent ils compte ? le président de dijon santé semble très bien placé pour s’en rendre compte ; il est médecin mais malheureusement, il est aussi un politique qui oeuvre, avec son groupe, pour le privé. plus il y aura de soins privés, il y aura des « économies » dans le public. il pourront ainsi continuer à baisser les effectifs soignants et administratifs mais surtout pas de baisse de directeur, sous directeur, sous sous etc…

  • Yann LECOMTE le 20 janvier 2012 à 9:30

    Cher Monsieur,

    Votre constance à remettre en question les intentions du président de Dijon-sante.fr est malvenue. Vos raccourcis épuisants. Vous oubliez régulièrement les investissements fait sur Bocage 2012 dont vous semblez oublier que c’est un établissement public, et qui pour information en terme d’investissements est le deuxième plus gros chantier français dans le domaine hospitalier. Nous ne sommes pas en France dans un pays de type ancienne république communiste, aussi le privé et le public cohabitent et vous ne pouvez rien y faire. Cela permet au patient de choisir. Où je peux vous rejoindre, c’est sur la disparitions de petits hôpitaux de campagne, sur le manque de moyens donné au service public, mais en l’occurrence ceux-ci ne sont pas dépendant d’une collectivité territoriale, mais d’affectation nationale du ministère de la santé via les Agences Régionales de Santé. Il me semble donc que vous vous trompez régulièrement d’adversaire. Merci de cesser vos insinuation stériles.
    Cordialement
    Yann Lecomte
    Président
    CISS Bourgogne