Michèle évoque le parcours de son fils schizophrène, depuis son adolescence jusqu’à aujourd’hui…
Schizophrène et aimé… en version courte
Par
Yann Lecomte le 31 octobre 2009
Auteur(s) :
Yann Lecomte le 31 octobre 2009

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Bonjour,
Au hasard de mes recherches sur internet, je suis tombé sur votre reportage. Bien triste, il est vrai et même assez terrible.
Je suis également schizophrène stabilisé et parfaitement conscient de l’intérêt d’un traitement au long court et aussi dijonnais depuis l’âge de 8 ans.
Je voulais simplement apporter mon témoignage pour dire que l’issue négative n’est pas systématique et que l’on n’insiste pas suffisamment sur les cas de malades qui « s’en sont sortis ». Mercredi 21/03/2012, nous pouvions visionner la suite du reportage d’Olivier Delacroix où l’on voyait deux malades sur la voie de la guérison. L’un deux travaillait même ; c’est ce genre de reportage que l’on aimerait voir plus souvent et qui améliore la vision que le grand public peut avoir de notre pathologie.
Dans mon cas, et comme un certains nombre d’autres malades que je connais, je travaille et je suis parvenu à entreprendre des études longues allant même jusqu’à l’obtention d’un doctorat.
Après une période chaotique d’après thèse, je suis parvenu à trouver un emploi d’ingénieur du trafic (régulation des feux tricolores dans un Conseil Général) en région parisienne, où je suis encore actuellement. Ma situation est à présent stable de tous les points de vue (aussi bien au niveau de la santé que de mon revenu ou de ma situation familiale). Je vis seul, dans mon appartement et je suis entièrement indépendant financièrement ainsi que pour le reste.
Au-delà de mon emploi, j’envisage d’évoluer professionnellement et me rapprocher de l’enseignement supérieur.
Tout cela pour dire que la schizophrénie n’est pas nécessairement une fatalité et que l’on peut parfaitement vivre avec tout en étant heureux.
Cordialement
Cyril Enault