SPS : un dispositif de soutien aux professionnels de santé

Par Yann Lecomte le 27 mars 2020

 

Auteure : Amandine IBLED

L’association de soins aux professionnels de santé (SPS) a été créé en 2015 pour aider et soutenir les soignants. Elle propose un dispositif d’accompagnement psychologique via un numéro vert et une application.

« Le nombre d’appels sur notre plateforme a été multiplié par 10 en une semaine ! », constate Catherine Cornibert, responsable des relations médias au sein de l’Agence ACS, qui gère l’association SPS. En 3 ans, SPS comptabilise près de 4 500 appels, soit environ 3 à 4 appels par jour. Actuellement c’est 200 appels par jour depuis une semaine.

« Nous avons un dispositif très opérationnel. Face à cette crise, nous avons doublé le nombre de psychologues disponibles », précise Catherine Cornibert. « Nous avons une capacité actuelle de 2000 appels par jour », précise-t-elle. Depuis une semaine, l’objectif de l’agence ACS est de faire connaitre aux professionnels de santé cette possibilité de se faire accompagner gratuitement via l’application mobile et le numéro vert (0805232336) où ils trouveront des psychologues, médecins généralistes et psychiatres à l’écoute 24h/24 et 7j/7.

SPS a été reconnue « d’utilité publique » depuis décembre 2019.

L’ARS de Bourgogne Franche-Comté fait partie des partenaires historiques. Le Fondateur bisontin est le Professeur Pierre Carayon, ancien chef du service de gastroentérologie -addictologie – soins palliatifs du CHU de Besançon. Durant sa carrière, cet homme avait rencontré un grand nombre de soignants alcooliques et cherchait pour eux des réponses adéquates. Une fois à la retraite, il décide de fonder SPS. « A l’époque, des travaux anglo-saxons montraient la nécessité de soins dédiés aux professionnels de santé. Il leur fallait une structure propre car il apparaissait difficile de les soigner en milieu résidentiel avec des patients qui auraient pu être les leurs et les juger », confie le Professeur Pierre Carayon.

Aujourd’hui, l’association fonctionne grâce à deux piliers essentiels : l’écoute téléphonique et la prise en charge en téléconsultation. « Un soignant peut appeler plusieurs fois. La durée moyenne des appels est de 25 minutes. Ce sont de véritables échanges professionnels. S’il faut aller plus loin, une prise en charge sera organisée avec des rendez-vous rapidement obtenus par des psychologues, médecins généralistes ou psychiatres présents dans la région du soignant », explique le Professeur Pierre Carayon. La prise en charge est assurée grâce à plusieurs partenaires : les réseaux Souffrance & Travail, le Service de Santé des Armées et Morphée.

En cette période de confinement la prise en charge se fera en téléconsultation.

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Commentaires

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  • Robert YVRAY le 9 mai 2020 à 11:00

    Il existe dans tous les établissements une commission des usagers qui a été créée pour représenter tous les patients. Et travailler au plus près des soignants. Ce que , nous les représentants d’usagers siégeant dans cette commission, faisons depuis des années. Un appel que nous entendons. MAIS, depuis le début de la pandémie, les établissements ( pour la plupart, heureusement pas tous) nous ignorent; Il semble que notre présence, très sollicitée en période de certification, ne soit pas utile. Aucune communication sur les dispositions prises pour gérer l’épidémie. Bon nombre de RU vont lever le pied et vont se mettre aux abonnés absent pour les prochaines réunions.