La trisomie 21 : une révolution dans le dépistage

Par Dr François-André Allaert le 27 janvier 2019

Une révolution dans le dépistage de la trisomie

Aujourd’hui, il est bien établi que le risque de trisomie 21, appelé mongolisme autrefois, augmente de manière importante avec l’âge. Jusqu’à dernièrement la détection du risque nécessitait d’analyser les chromosomes du fœtus soit, le plus souvent, après une amniocentèse (prélèvement d’un échantillon de liquide amniotique), soit après une choriocentèse (prélèvement d’un échantillon du placenta). Les prélèvements se faisant au travers du ventre de la femme enceinte, ils présentaient un faible risque de fausse-couche : 1 cas sur 1 000 pour l’amniocentèse et 2 cas sur 1 000 pour la choriocentèse selon les dernières études scientifiques. La choriocentèse était possible à partir de 11 semaines d’aménorrhée (SA) et l’amniocentèse à partir de 15 semaines d’aménorrhée (SA), c’est-à-dire au début du deuxième trimestre de la grossesse. Aujourd’hui à partir d’une échographie et d’un dosage biologique, il est possible d’évaluer au cours du 1er trimestre le risque que l’enfant soit atteint d’une trisomie 21. Si un tel risque existe il faudra alors réaliser les examens que nous venons de citer, mais l’avantage de ce dépistage est de ne les faire que dans les situations où le risque est probable et de ne pas se demander si on devrait ou non les faire parce que l’on avance en âge par exemple mais en ayant peur d’une fausse-couche. Ces tests sont remboursés par la sécurité sociale, parlez en a votre médecin.

Docteur Bien Public

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