La misère des hôpitaux

Par Dr François-André Allaert le 28 janvier 2018

Petites misères des hôpitaux

Après le hashtag #BalanceTonPorc, un médecin normand exaspéré par la situation de son hôpital a lancé un nouvel hashtag #BalanceTonHosto où tout un chacun peut dénoncer les absurdités rencontrées dans la vie hospitalière.
Il ne s’agit pas là de dénonciations d’erreurs médicales ou de critiques de personnes mais de rendre publiques les brimades ou situations ridicules, voire ubuesques, qui font parfois le quotidien de l’activité hospitalière. Certains messages ne manquent pas de saveur ! On y trouve la situation d’une commande de patch de défibrillateur faite le 4 décembre à qui on répond qu’elle n’est possible que du 1 au 7 sauf en décembre où il n’y en a pas du tout…  De la gynécologue de garde le soir de Noël à qui on attribue comme repas de fête deux parts de quiche et deux clémentines… De la passerelle qui relie le pavillon médical au pavillon chirurgical dans un hôpital de Lyon qui est trop étroite et oblige à appeler une ambulance pour faire le trajet… Du chirurgien de garde appelé en urgence pour opérer un patient et qui ne peut entrer dans l’hôpital parce qu’il n’a pas payé son parking. Des chambres de garde des internes dont la seule fenêtre est murée par des parpaings.
Je suis convaincu que ce genre de situations absurdes existe dans bien d’autres institutions ou professions. Mais il est vrai qu’à l’hôpital on ne s’y attend pas forcément et en tous cas cet hashtag permet sans doute aux personnels hospitaliers de se lâcher et de faire diminuer leur tension.

 

Docteur Bien Public

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Commentaires

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  • le douaron le 7 mars 2018 à 17:40

    bonjour,
    je vais tout à fait aller dans le sens de cette personne balance ton hosto je rajouterai (public) oui public car à Dijon, ils se sont permis d’appeler et d’afficher « hôpital privé » la coalisions de trois cliniques PRIVÉES. ils ne manquent pas de toupet comme d’ailleurs ils ont appelé le bocage « françois mitterrand » c’est vraiment de l’intoxication cérébrale pour nous asphyxier afin que l’on ne voie pas la déchéance du système de santé public en France. ces cliniques privées ne sont elles pas alimentées par nos fonds publics ? qui paye les soins qu’ils y pratiquent ? la sécu, nos mutuelles alors, sont elles vraiment privées ? pour revenir à balance ton hosto, je peux dire à qui veut l’entendre que si je n’avais pas été opéré par des praticiens en 57 et 62, ils « se sont fait la main sur moi » oui, mon opération concernait une nouveauté en France jamais pratiquée (seulement à paris à l’époque) opération à cœur ouvert. oui ils ont ouvert, oui ça a duré mais ils ont « tout fait » ce qu’ils ont découvert. aujourd’hui, ils doivent délimiter le travail, le temps, et l’argent. ils ouvrent font ce qui est prévu, s’ils voient quelque chose qu’il faudrait faire en même temps que c’est ouvert ; et bien non, ils ferment car ce qui est prévu est fait, le temps imparti est fait, l’argent est convenable par rapport à la grille syndicale prévue par l’état qui lui prend du bon temps à l’assemblée bien au chaud, s’invective etc…ils font le rapport et re-convoque le patient plus tard pour faire le reste qui pourtant aurait pu être fait. OU SONT LES ÉCONOMIES ? tous ça avec du manque de personnel, de lit pour accueillir dans de bonnes condition les malades alors que l’état , s’il est malade , sera accueilli dans de bonnes conditions dans des locaux restés vides à longueur d’année (locaux réservé pour eux exclusivement) le tout avec le personnel spécifique et suffisant et pas fatigués car eux aussi d’astreinte. oui monsieur le médecin normand, je suis à vos côtés pour balance ton hosto mais attention tout en vous soutenant sur ce fait, je condamne les dépassements d’honoraire dans le service public. dépassement d’honoraire qui vous ont été accordé de même que 20% de consultations privées au seing de l’hôpital. je vous rappelle que les salaires dont le vôtre (si infime soit il selon vos revendications) est payé par nos impôts (et le vôtre) de même que les secrétaires, les personnels soignant et le matériel que vous utilisez pour votre travail PRIVE.