Le dossier pharmaceutique sécurise la délivrance des médicaments

Par Dr François-André Allaert le 28 juillet 2013

Contrairement au dossier médical personnalisé dont devrait être doté chaque patient et qui a connu bien des échecs et couté bien cher (heureusement il y a toujours le dossier tenu par le médecin lui-même), le dossier pharmaceutique est une réussite. Plus de 27 millions de Français bénéficient aujourd’hui du dossier pharmaceutique depuis le 30 janvier 2007, date de sa création, et à 97,8 % la quasi-totalité des officines y est désormais raccordée.
C’est le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) qui a été désigné responsable de la mise en place du dossier pharmaceutique, après qu’un décret en Conseil d’Etat et une autorisation de la CNIL aient fixé les conditions de son fonctionnement et de sa généralisation. C’est donc en toute logique, que le CNOP a mis toute son énergie pour mobiliser les pharmaciens d’officine à adopter le nouveau dispositif, un outil leur permettant de renforcer leur rôle de conseil.


Rappelons que le dossier pharmaceutique activé avec la carte Vitale, assure un suivi personnalisé de la consommation de médicaments d’un patient au cours des quatre derniers mois. Certes, ouvrir un dossier pharmaceutique est facultatif, mais dans 8 cas sur 10, les patients l’acceptent volontiers surtout lorsqu’une relation de confiance est déjà bien établie. Le succès du dossier pharmaceutique confirme le rôle essentiel et incontournable des pharmaciens d’officine quant à la délivrance des médicaments. Fort de son succès, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens va maintenant conduire de nouvelles études pour savoir précisément comment il est utilisé et quels sont les bénéfices apportés tant pour les patients que pour les professionnels ou pour le système de santé ».

Alors que l’on veut régulièrement mettre les médicaments en vente en grande surface, cette contribution des pharmaciens à la santé publique mais aussi à la santé individuelle des patients mérite d’être soulignée.

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Commentaires

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  • Philippe Galipon le 29 juillet 2013 à 15:03

    Bonjour

    Voila un bel exemple d’une informatisationdes des données medicales du patient en silo ou l’on decoupe le patient en organe et en spedialité

    N’ayant aucun lien avec le dossier medical du patient, ce dossier pharmaceutique ne gere pas les allergies medicamenteuses, ni les contre-indications medicales et ne prend encore moins en compte les auto-medications du patients.
    A ce titre, une simple prise d’Aspegic pour un malade sous anti-coagulant peut s’averer trés dangereuse

    Le dossier pharmaceutique ne gere que les interactions de medicaments délivrés par les officines or, on sait que dans le cas de traitements de pathologies lourdes, il y a forcement des interactions et que les alarmes clignotent de partout

    Pour autant les professionels de santé ont a leur disposition des outils de controle et de surveillance, que le patient n’a aucun outil pour gerer sa maladie et sa santé

    Nous devons passer d’une medecine a la « decoupe » a une medecine a la personne, entiere et unique

    Philippe Galipon

  • Barba le 8 août 2013 à 11:27

    Oui! je suis bien d’accord ! C’est encore du Bla,bla,bla!!!! Surtout 4 mois ce n’est pas un suivi!!! lorsque l’on sait que les traitements lourds sont renouvelés tt.les 4mois ! ça ne donne pas les conseils sur les effets secondaires de tous les mélanges….
    Le médecin référent était prévu anti découpe … ? mais en -a-t-il le temps?