Le programme santé de Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste)

Par Antonin Tabard le 4 avril 2017

Sans réponse de la part du parti de Philippe Poutou, Nouveau Parti Anticapitaliste, nous avons fait le choix de reprendre textuellement l’ensemble du programme santé du candidat à la présidence de la République.

 

Extrait de son programme

Des mesures d’urgence pour hôpital

La première urgence consiste à abroger les contre-réformes qui détruisent l’hôpital et le transforment sur le modèle de l’entreprise capitaliste (réforme de la tarification hospitalière-T2A, loi Bachelot, loi Touraine). Il faut en finir avec l’austérité budgétaire à l’hôpital, créer 120 000 emplois pour maintenir des établissements de proximité, comprenant au moins un service d’urgence, une maternité et un service de chirurgie, et créer des centres de santé publics ouverts 24/24h pour la médecine de proximité. La santé n’est pas une marchandise : les actionnaires des cliniques privées doivent être expropriés pour intégrer ces établissements au service public de santé.

Nous voulons la gratuité intégrale des soins, en ville ou à l’hôpital, le remboursement à 100 % par la Sécurité sociale, et donc la suppression des assurances « complémentaires santé », le tiers payant intégral évitant toute avance de frais, la suppression des « franchises et forfaits », du « forfait hospitalier », et l’interdiction de tout dépassement d’honoraires.

Droit à mourir dans la dignité

Défendre et étendre la Sécurité sociale

À ceux qui veulent la détruire pour « réduire le coût du travail », nous opposons la défense et l’extension de la « Sécu ».

Cette protection sociale élargie assurera des retraites correspondant aux meilleurs salaires, permettant à chacunE de cesser le travail après 37,5 annuités, à 60 ans maximum (55 ans pour les travaux pénibles).

Elle garantira à chacunE la gratuité des soins de santé et des médicaments prescrits et utiles, en même temps que des indemnités journalières à hauteur de 100 % du salaire, des allocations familiales assurant, dès la première naissance, la possibilité d’élever dignement ses enfants.

Une nouvelle branche de la Sécurité sociale devra couvrir la perte d’autonomie liée au handicap ou à l’âge, en assurant le financement d’un service public de la perte d’autonomie (en institution ou au domicile). Les étudiantEs qui sont des salariéEs en formation (au-delà de l’enseignement secondaire) toucheront un pré-salaire égal au SMIC leur permettant de suivre leurs études ou de chercher un premier emploi.

Une garantie de rémunération pour les salariéEs avec une activité discontinue (saisonnierEs, intermittentEs…) sera elle aussi assurée par les cotisations des employeurs à la Sécurité sociale, à laquelle devrait être aussi intégrée l’indemnisation du chômage. ToutE travailleurE en dehors de l’emploi percevra un revenu au moins égal au SMIC, de même que toutes celles et tous ceux dont l’état de santé ne leur permet pas de travailler.Financée par des cotisations sociales, cette Sécurité sociale devrait être exclusivement et démocratiquement gérée par les salariéEs et leurs représentantEs.

Bien sûr cela suppose, nous ne le cachons pas, une modification considérable de la répartition dans la richesse produite entre la part qui revient à celles et ceux qui la produisent (le salaire et les cotisations sociales) et celle que s’approprient gratuitement les patrons : les profits.

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