Présidentielle 2017: la santé au coeur des débats

Par Dr François-André Allaert le 26 février 2017

Lors des dernières campagnes politiques et notamment celles des élections présidentielles, la grande absente des débats était la santé et pratiquement aucune candidate ou candidat n’abordait ce sujet.

La santé peut faire gagner… Ou perdre

Cette fois, et je ne peux que m’en réjouir, le système de santé, l’assurance maladie et la prévention sont au cœur des débats. C’est même un sujet extrêmement dangereux: un candidat a trébuché une première fois sur ce sujet en disant qu’il allait réduire les dépenses de l’assurance maladie notamment en réduisant les remboursements… Depuis, tous les candidats font assauts de propositions positives. Notamment, il est vrai, dans les domaines où il y avait de grandes lacunes: le remboursement des soins dentaires et le remboursement des lunettes. Plus encore, la prévention, qui était le domaine oublié (parce que ce sont des soins dépensés aujourd’hui pour améliorer la santé et éviter les coûts de demain) est aujourd’hui mise en avant et valorisée.

Un changement qui fait du bien!

Je trouve cela extraordinaire! On revient aux fondamentaux et à l’un des progrès essentiels de notre société : l’accès de tous aux soins et à la préservation de la santé. Le langage populaire le montre assez bien. On souhaite une bonne santé au premier janvier, on trinque à la santé entre amis et, quant tout va mal, on reprend courage en se disant que tant qu’on à la santé…

La santé est un bien essentiel, les français le savaient. Les politiques l’on visiblement cette année découvert, et tant mieux si c’est devenu un enjeu électoral majeur. Notre carte d’électeur, c’est aussi notre carte vitale!

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Commentaires

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  • le douaron le 5 mars 2017 à 8:36

    bonjour,
    je ne crois pas qu’actuellement, la santé soit au cœur du débat de la présidentielle 2017 quoiqu’il en soit, tout ce qui peut être fait c’est pire que maintenant ; ajouter des franchises, continuer les déremboursements des médicaments au profit des laboratoires qui mettent sur le marché des médicaments quasiment identiques mais beaucoup plus chers, c’est encore et encore autoriser et banaliser les dépassements d’honoraire sachant que le C A S (contrat d’accès au soin) autorise à tous les médecins l’ayant signé à prendre des honoraires au moins égaux à deux fois le BR sécu mais à condition , pour le patient , de pouvoir se payer une « bonne mutuelle », c’est aussi continuer à fermer des lits, compresser le personnel ce au profit des cliniques privées qui eux également sont subventionnées par les fonds publics pour les construction, les investissements, et bien entendu les remboursements de soins, sans oublier que les études de ces chers médecins ont été payées aussi par nos impôts. Pourquoi avoir démoli des hôpitaux après les avoir fermés au profit de grandes structures hospitalières dont certaine ont des étages complets vides. il faudra un jour que les associations de consommateurs liées à la santé dénoncent très officiellement tout ça ; seulement à ce moment là, je croirai en elles.