Soutenez vos pharmaciens locaux!

Par Dr François-André Allaert le 29 janvier 2017

Il y a quelques années, dans les villages notamment, les personnes ont délaissé leur épicier local ou leur boulanger, préférant aller faire leurs courses au supermarché et n’allant acheter localement que la boîte de sel ou un autre produit oublié de la liste des courses. Et puis un jour, ces mêmes personnes se sont étonnées et ont poussé des grands cris d’indignation lorsque l’épicerie ou la boulangerie du village a fermé, alors que ce sont eux qui les ont étranglés financièrement, lentement mais surement.

Prenons garde à ne pas faire pareil avec les pharmacies de quartier ou de village. Ils sont les derniers bastions des soins de proximité face à la chute de la démographie médicale et à la désertification. C’est vers le pharmacien que, du matin au soir, et souvent samedi compris, on peut aller chercher le médicament qui va soulager nos maux. Alors faites le vivre, car il ne peut rester ouvert tout le temps que pour vendre une boîte de paracétamol. Si vous souhaitez continuer de bénéficier de cet acteur de soins de proximité, c’est là où vous vivez que vous devez acheter vos médicaments, même si c’est moins facile que de les acheter à côté du travail. C’est là qu’il faut aussi acheter vos cosmétiques, vos produits d’hygiène, vos compléments alimentaires. De plus, le pharmacien vous conseillera efficacement avec professionnalisme, ce que vous ne trouverez pas lors de vos achats sur internet ou en grande surface !

Depuis de nombreuses années, vous avez besoin de vos pharmaciens, aujourd’hui ce sont eux qui ont besoin de vous !

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Commentaires

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  • le douaron le 2 février 2017 à 10:37

    soutenir nos pharmacie oui mais….
    il faut que les pharmaciens ne soient pas profiteurs ; savoir qu’ils donnent des boites de 30 même quand la prescription fait une consommation de 90 /mois. alors qu’il existe des conditionnements à 90. d’où profit plus important pour le pharmacien et perte de 3×0,50 de franchise pour le client.
    les pharmaciens sont récompensés par l’HD (que je traduits par honoraire de dépensation) à compter du 1 01 2015 qui a déjà eu un revalorisation par boite de 30 et 90. ce qui fait que le prix des médicaments qui a ; pour certain, effectivement baissé devient aussi cher (sinon plus) que le précepte.
    par ailleurs, le pharmacien est « marié » avec tel ou tel laboratoire et de ce fait, un générique (pour ce qui concerne mon traitement) n’est conditionné qu’en boite de 30 et plus en 90. j’ai du rechercher le laboratoire qui conditionnerait en 90, l’ai trouvé et j’ai cherché également la pharmacie « mariée » avec le labo fabricant en boite de 90. fort de ces recherches j’en ai parlé à « ma » pharmacie qui m’a conservé comme BON client trimestriel en me fournissant la marque du générique de 90.
    je voudrais dire à tous ces travailleurs qui ont fait, certes des études que je n’ai pas faites, qu’ils soient médecins, pharmaciens, généralistes et spécialistes, chirurgiens enfin tous les professionnels de la santé, je voudrais leur dire que pour l’ensemble, se sont nos impôts qui ont financés leurs études, ce sont nos impôts et charges sociales qui payent les honoraires , que depuis l’existence de la sécu ces professions ont bien abusé du système avec la bénédiction de tous les gouvernements successifs, que maintenant qu’il faut tous nous serrer la ceinture, ce serait dommage que se ne soit que les consommateurs qui trinquent (avec modération du moins)
    pm, j’ai travaillé 25 ans chez des patrons étatiques dont les tarifs sont également encadrés) ils gagnent bien leur vie et maintenant également, leur tarif a baissé au profit du partage de leur travail avec une autre catégorie étatique, sauf erreur, ils touchent moins de population que les professionnels de santé c’est donc pour cela que l’on en a pas entendu parlé. et aussi, il y a des fermetures et aussi il y a problème d’effectif dans le rural et les « déserts » de France. salutations à tous

  • BARRIERE Charles le 2 février 2017 à 17:36

    Bonjour
    Merci beaucoup pour ce commentaire
    Cela fait beaucoup de bien !!

  • josette HARSTRICH le 2 février 2017 à 23:48

    Je pense qu’il ne faut faire un parallèle entre pharmaciens et épiciers; ce qui a « tué » le petit épicier, ce sont les prix qu’ils pratiquaient….revenue à la campagne depuis la retraite, dans un village de 184 âmes, ce petit épicier nous vendait ……une boîte de sauce tomate périmée, du café ++, etc…… et voilà, fonction de cela, ayant tj. la possibilité de conduire, et bien, nous sommes partis à l’inter-marché situé à 10 km…….
    Nos pharmaciens, eux aussi, distants de 10 km, c’est uniquement près d’eux, que nous, personnes installées à la campagne, nous nous rendons…….nous n’avons pas le choix, même s’ils sont « mariés » avec certains labos, même s’ils sont récompensés depuis le 01/01/2015………..que ce soit notre argent publique, ou autre, nous en avons besoin
    Et, de ce fait, profiteurs ou pas ( il y en a bien d’autres!!!!!!!!!) je suis pour que ces officines demeurent.