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Georges-François LECLERC
(1876-1947)

Un médecin soucieux de la santé des pauvres

Bourguignon de naissance et Dijonnais d’adoption, Georges-François Leclerc devient Professeur de Clinique chirurgicale au début des années 20 à l’Ecole de médecine de Dijon qu’il dirige d’ailleurs de 1924 à 1945. Très tôt, il constate avec une réelle tristesse que, d’une part, le cancer se répand et que, d’autre part, la prise en charge thérapeutique de cette maladie est largement insuffisante. Dès 1921, il fonde la Ligue bourguignonne contre le cancer à laquelle il assigne des objectifs à la fois ambitieux et généreux. Certes, Georges-François Leclerc organise et stimule la recherche scientifique sur le cancer, mais aussi, et peut-être surtout, il met sur pied un centre de traitement du cancer avec le souci d’apporter aux indigents tout le secours de la science du moment. Par exemple, le Centre disposait dès cette époque d’un service de radiothérapie, avec réserve de radium, où les pauvres pouvaient être soignés aussi bien que les riches.

Un Georges-François Leclerc en cache un autre

Etrange homonymie, puisque Georges-François Leclerc, c’est aussi le nom d’un énarque flamboyant dont la carrière se déroule essentiellement dans les bureaux lambrissés des ministère de la République. Et cet autre Georges-François Leclerc a lui aussi un pied dans la santé publique puisqu’il est actuellement Directeur de cabinet de Madame Bachelot, notre ministre de la santé, comme on sait ! Le plus curieux, peut-être, est qu’il n’existe, semble-t-il, aucun lien de parenté entre ces deux Georges-François Leclerc.

[version parlée de cet article : voix , enregistrement, montage : Christian Guillermet]

Christian Guillermet

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